Dernièrement, j’entendais François Charron à la radio parler de son nouveau site web. Sa plateforme de commerce en ligne vise à consommer québécois et concurrencer Amazon. Je suis curieux car j’ai déjà entendu parler de ce genre de site, mais jamais rien de convaincant. Puis François Charron nomme son fameux site : Shooopping.ca. (ça se dit choux ping) Et il prend la peine de l’épeler. Je fais une petite recherche rapide et je ne trouve rien.  J’avais oublié un « o »! Je finis par trouver le site avec un design décevant et une offre qui n’a rien de révolutionnaire. Mais ce n’est pas ça qui me chicote le plus. Je me demande vraiment comment un aussi gros projet peut se retrouver avec un nom aussi mauvais.

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Ce nom de marque ne respecte pas 2 critères de base en recherche nominale :

  • Original. Il doit se distinguer des autres et se démarquer. Comment un nom qui reprend le terme shopping peut-il être original? Si on a volontairement compliqué l’orthographe, c’est que shop.ca, shopping.com, shoppin.com et bien d’autres adresses dans la même veine étaient déjà prises. Pourtant, se coller à quelque chose qui existe déjà, c’est se tirer dans le pied. Ça demandera beaucoup plus d’efforts marketing pour faire connaitre votre nom. En plus,  vous risquez de faire de la publicité pour votre concurrent.
  • Accessible. Il doit être facile à écrire et à prononcer. Alors là, c’est vraiment raté. On ne devrait jamais avoir à épeler le nom de votre compagnie. Vous avez dit shooopping? Avec un « o »? Deux « o »? Non. Trois « o » !!! Avec un « p »? Deux « p »? Je ne me rappelle plus. Je suis mêlé là. Et les consommateurs aussi.

Un autre point me dérange. On s’adresse à des Québécois, on veut vendre aux Québécois pour que l’argent reste au Québec. Mais on  choisit un nom à consonance anglophone. Idéalement, votre nom devrait être aligné sur vos valeurs et votre vision. À tout le moins, ne pas évoquer le contraire.

Bref, pensez-y deux fois avant de baptiser votre bébé. Sinon, il risque de se faire écoeurer dans la cour d’école.

Depuis environ deux ans, j’envoie chaque mois une infolettre à ma liste de contacts. Sur les 1000 personnes, en moyenne 40 % ouvrent mon courriel. Et mon taux de clic est d’environ 15 %. Tout ça pour dire que je suis plutôt satisfait car le courriel est le dernier rempart du marketing. C’est la permission ultime. Et surtout, ça fait vendre.

Pourquoi envoyer une infolettre ?

  • Annoncer vos nouveaux produits et services.
  • Proposer des offres promotionnelles exclusives.
  • Partager du contenu à valeur ajoutée (billet de blogue, vidéo, infographique, etc.).
  • Renforcer votre lien et la cote d’amour avec vos clients.
  • Augmenter la fréquence d’exposition à votre marque.
  • Sonder votre clientèle et améliorer vos produits.

infolettre

Qu’est-ce qui influence les résultats ?

Plusieurs facteurs peuvent influencer votre taux d’ouverture, votre taux de clic et votre taux de conversion (achat). Voici les principaux.

Le titre. Selon Contently, votre trafic peut varier jusqu’à 500 % selon votre titre. Choisissez-le bien. Il doit capter l’intérêt. Les superlatifs très positifs (meilleur, toujours, plus rapide, plus grand, plus drôle, top, parfait)   ou très négatifs (jamais, pire, rien, stop, éviter, personne) seraient les plus performants. Considérez votre titre comme un slogan qui vend votre contenu.

Le moment de l’envoi. Posez-vous la question suivante :  à quel moment est-il préférable d’envoyer une communication à mon client  ? Moi, je reçois toujours des courriels de Dominos pizza vers 16 h, au moment où je me demande ce que je vais manger pour souper. De mon côté, j’envoie mon infolettre avant 8 h le mardi, mercredi ou jeudi matin. Le lundi matin, tout le monde est inondé de courriels. Et à partir du jeudi après-midi, les gens pensent au week-end. Un moment qui pourrait être pertinent pour un bar par exemple. Bref, réfléchissez à l’emploi du temps de vos cibles et testez.

La fréquence d’envoi. Pas trop souvent. Votre boite de courriels déborde, la mienne aussi. Les consommateurs deviennent vite impatients. Si vous envoyez trop de courriels inintéressants, ils vous bloqueront. Et vous aurez perdu une précieuse adresse courriel. Vous devriez vous contenter d’une à deux fois par mois.

Le contenu. Pertinence et créativité sont de mise. Est-ce que l’information amène de la valeur ajoutée ? Si vous n’avez rien à dire, taisez-vous jusqu’au prochain courriel. Par contre, en préparant un calendrier de publication, vous ne manquerez jamais d’idées. Aussi, il est préférable de tester de votre contenu. Faites deux versions et envoyez-les à une partie de votre liste. Envoyez ensuite la version qui obtient les meilleurs résultats au reste de votre liste. Vous pouvez aussi segmenter vos infolettres en envoyant des versions différentes aux clients, prospects, connaissances, etc.

Le design. Il devrait être adapté pour les tablettes et téléphones intelligents pour en favoriser la lisibilité. Votre infolettre devrait aussi contenir des images et un design simple. Personnellement, 50 % de mes contacts lisent mes courriels sur un téléphone mobile. Si mon design n’était pas adapté, c’est la moitié des efforts qui seraient jetés à la poubelle.

La qualité de votre liste. Il y a plusieurs façons de diviser votre liste d’envoi pour la rendre plus efficace. Vous pouvez la segmenter par intérêt, fréquence d’envoi, type de clients, etc. Il est aussi primordial d’avoir une relation d’affaires avec les gens dont vous possédez l’adresse de courriel. Vous devez également obtenir la permission d’envoyer des courriels comme le stipule la loi C-28.

Vous avez une liste de clients qui vous donnent la permission de communiquer avec eux par courriel ? Qu’est-ce que vous attendez pour vous en servir ? Arrêtez de laisser de l’argent sur la table. Vous avez seulement besoin d’un design d’infolettre et d’un logiciel de gestion tel que CakeMail. Et quelque chose à dire. Pour cette partie-là, je peux toujours vous donner un coup de main.

La graphiste qui a réalisé le swoosh de Nike a été payée 35 $ (elle a reçu des parts de l’entreprise plus tard). Croyez-vous que c’est un bon montant ? Et combien a reçu le concepteur-rédacteur qui a trouvé « Just do it ! », une signature qui perdure depuis plus de 25 ans. Trois mots qui ont rapporté des milliards de dollars.

Autre exemple, le fameux « Think different » d’Apple. Une philosophie résumée en deux mots. Une expression à la hauteur des produits. Un slogan qui a aussi  très bien vieilli. Et là, je ne parle pas de la publicité mythique de lancement. Mais quel prix cette idée a-t-elle été vendue ? Probablement pas assez cher !

Quelle est la valeur d’une marque ?

Prix d'une idée

Lorsqu’ un client me dit que payer plus de 1000 $ pour un nom ou un slogan de marque c’est trop cher, je me demande s’il comprend bien la valeur de son nom. C’est bien simple, je pense qu’il sous-estime le pouvoir évocateur de son image de marque.

Lorsque tu lances une entreprise, tu ne changes pas de nom aux deux ans. C’est l’ADN. La base solide qui te différencie et donne de la crédibilité à tes services. Le nom de marque a une valeur marketing très élevée. Le slogan de positionnement aussi.

Je crois que l’établissement du prix d’une idée doit tenir compte de sa durée de vie et de son impact à long terme sur les ventes. Une publicité radio ou imprimée à une durée de vie limitée. Même si elle génère des ventes, ce sera le temps d’une saison, d’une offre ou d’une promotion. Quant au nom, il assoit la réputation pour la vie. C’est un investissement qu’il ne faut pas prendre à la légère. Baptiser une marque, c’est du sérieux.

Faut-il payer à la performance ?

Est-ce que les créatifs devraient être payés aux résultats, comme des représentants ? Ça me semble quasi impossible car il y a trop d’impondérables. Prenons l’exemple d’un restaurant. J’ai beau écrire le meilleur message radio au monde pour annoncer l’ouverture, sur la bonne station, en heure de pointe, si l’expérience client est mauvaise, c’est foutu. Mon objectif est d’attirer l’attention des consommateurs sur ce nouveau restaurant et de les inciter à l’essayer. Mais s’ils sont accueillis par un air bête, qu’ils attendent 20 minutes pour leur bière, que la bouffe est dégueulasse et que le prix est trop élevé, c’est foutu pourri d’avance. Le bouffe à oreille fera son oeuvre. Et ce n’est pas une bonne pub qui y changera quoi que ce soit.

C’est parfois difficile de faire comprendre la plus-value de la conception-rédaction publicitaire. Au-delà des images, les mots aussi font vendre. Surtout lorsqu’une entreprise décide de s’adresser à l’intelligence du consommateur. Et un consommateur qui aime votre entreprise, ça, ça n’a pas de prix !

 

Vous connaissez l’expression cordonnier mal chaussé ? Ça s’appliquait à moi. Mon branding commençait à vieillir, mon site web n’était pas adaptatif et le design de ma carte d’affaires datait de plus de 5 ans. J’avais besoin d’un vent de fraîcheur, juste à temps pour l’automne.

Un nouveau logo

Ma nouvelle identité visuelle conserve le concept de malaxeur du brasseur d’idées, tout en y ajoutant mon nom. Les recherches de l’équipe d’AxialPatrick Goulet brasseur d'idées ont démontré que les clients potentiels cherchaient d’abord mon nom. Il était donc logique de l’intégrer à mon logo. Le malaxeur est plus moderne et plus simple à décoder. Quant au cerveau, il rappelle aussi les nuages. Ce qui définit bien mes services de rédacteur à distance. La couleur jaune me colle également à la peau. Elle représente la joie, le dynamisme, la créativité et la curiosité.

Un positionnement clair

J’aime travailler avec les marques. La recherche de nom et de slogan me stimule. J’ai donc décidé de le mettre de l’avant sur la page d’accueil de mon site. Vous pouvez y lire « Des mots et des idées de marque ». Ce slogan représente parfaitement ce que je fais. Tous mes services d’idéation et de rédaction sont dédiés à faire rayonner les marques. Avec les bonnes idées et les bons mots.

Enfin un site adaptatif

Vous pouvez maintenant consulter mon site web sur n’importe quelle plateforme : ordinateur, tablette, téléphone intelligent.  Et toujours bénéficier d’une expérience optimale. Mon site s’adapte automatiquement à l’écran sur lequel vous le regarder. L’équipe d’Axial développement a également repensé le design de mon infolettre afin de favoriser la consultation sur les téléphones intelligents.