Dans l’oeil d’Elias

Elias Djemil est un réalisateur et photographe né d’un père algérien et d’une mère russe. Arrivé au Québec à 20 ans avec un baccalauréat en mathématique appliquée non reconnu, il doit se revirer de bord. Il s’inscrit alors en Arts et lettres au Cégep de Chicoutimi avant de fréquenter l’École de Cinéma et Télévision de Québec. Croyant en son art, il investit tout sur son premier film. C’était il y a 10 ans. Rencontre avec Elias Djemil, un artiste qui croit que c’est grâce aux problèmes qu’émerge la créativité.

Crédit photo : Philippe Ruel

Crédit photo : Philippe Ruel

1. Elias, tu es né avec une double influence culturelle, selon toi, quelle est la différence entre l’art en Russie et en Algérie?

En Algérie, l’art est considéré plus comme un loisir qu’une profession. Tu ne peux pas vraiment en vivre, à part quelques rares exceptions. En Russie, c’est complètement l’inverse. L’éducation est construite autour de l’art dès la petite enfance. Quand tu arrives au secondaire, tu lis du Tolstoï et du Dostoïevski. Les professeurs russes croient que l’art ouvre des portes pour y revenir plus tard et je suis assez d’accord avec eux.

2. Où puises-tu ton inspiration?

Dans la paresse. Les idées viennent lorsque je ne fais rien. Quand tu te détends, que tu fais de l’espace, ton cerveau fait des liens avec des choses que tu as en toi. Je suis aussi beaucoup inspiré par les gens, qu’ils soient morts, vivants, proches, lointains, artistes ou pas. Observer les humains, ça donne des idées, voyager aussi.

3. Et au niveau artistique, qu’est-ce qui t’allume?

J’aime beaucoup le cinéma de Tarkovski, c’est très connecté sur l’humain, ses films t’habitent pendant longtemps. J’adore aussi la peinture abstraite. Je suis fasciné comment on peut raconter quelque chose et faire vivre des émotions avec de l’art non figuratif.

4. Quel est ton processus de création?

Quand je fais un film, c’est comme un carré de sable où j’invite d’autres personnes à venir jouer avec moi. J’ai une image en tête et je me fie à mon instinct pour y arriver. Mais en même temps, c’est très réfléchi. Chaque plan est là pour une raison. Je réalise souvent de quoi parle mon film lorsque je suis rendu au montage.

5. Pour toi, qu’est-ce qu’une oeuvre réussie?

J’aime le mystère de la beauté. Je n’essaie pas d’expliquer et de décortiquer techniquement une œuvre. Faire ça, c’est comme essayer d’expliquer l’amour avec de la chimie. Je crois que le but de l’artiste est de toucher le doux, le bon et l’âme en chacun de nous. Mais l’art, c’est beaucoup de pratique. Quand tu maitrises un médium et que tu en essaies un autre, c’est une vraie leçon d’humilité. Et bien sûr, ce nouvel art enrichit celui que tu maitrises déjà.

7. Si tu avais un conseil à donner à quelqu’un qui souhaite réaliser un film, que serait-il?

Fais-le. Arrête d’attendre. Le moment parfait n’existe pas.

8. Comment utilises-tu ton intuition dans ton travail?

Je donne du respect aux idées qui naissent. Je les prends en note. L’intuition est toujours là et plus tu l’écoutes, plus tu développes ta confiance. Tu deviens plus authentique et meilleur. Parce que sans l’intuition, tu fais juste répéter ce que les autres font.

9. Crois-tu que l’on nait créatif ou qu’on le devient?

Je pense que l’on nait créatif et que par la suite, différents facteurs de notre vie font qu’on développe notre créativité ou pas.

10. Avec la montée de Netflix et de la réalité virtuelle, quel est l’avenir du cinéma?

On va toujours avoir des histoires à raconter. C’est la base. Comment on le fera, je n’en ai aucune idée.

 

 

 

On me demande souvent d’où proviennent mes idées. « Comment fais-tu pour trouver un nom de marque? » est une question qu’on me pose souvent. Bien sûr, il y a l’inspiration, mais c’est seulement une partie d’un processus qui a fait ses preuves. Voici donc ma recette pour créer un nom de marque.

  1. Ça commence par une rencontre d’information avec le client où je passe à travers mon questionnaire de branding (c’est le seul bout que je garde secret). En gros, je pose des questions qualitatives pour avoir plus que de l’information sur le produit. Je veux comprendre les valeurs, les motivations, les goûts et l’imaginaire de l’entrepreneur.
  1. Ensuite, je fais une recherche sur le domaine et les concurrents. Je m’imprègne de tout ce que je peux trouver comme information. Merci Google et Wikipédia. Le but est de devenir, le temps du mandat, un expert dans le domaine de mon client pour comprendre comment il pense, ce qu’il fait, avec quoi il travaille et de quelle façon il vend son produit.
  1. Parallèlement à ma recherche d’information, je crée un champ lexical autour des attributs et de la personnalité du produit. Par exemple, si l’attribut principal est la performance, je pourrais utiliser les termes suivants dans ma création d’un nom de marque : performer, vitesse, productivité, extra, super, méga, briller, exceller, etc.
  1. À partir du champ lexical, je fais une recherche de termes dans d’autres langues via Google Traduction. Comme les noms doivent souvent avoir une sonorité bilingue ou internationale, les racines latines sont souvent inspirantes.
Recette pour créer un nom de marque

Je joue avec les mots pour en créer de nouveaux. Ici, je travaillais sur le nom d’une websérie dans le domaine dentaire.

  1. Ensuite, je mets tous les termes trouvés, les suffixes, les préfixes, les adjectifs, les attributs dans un tableau. Puis je découpe tous les termes du tableau et j’essaie toutes les combinaisons de mots possibles afin de créer une combinaison originale qui peut devenir un nom de marque. Par exemple, avec les suffixes Tek, je peux créer plusieurs noms dont Tekagro, Teknov, Tekxio, etc. Je prends en note tous les noms créés qui semblent avoir un potentiel. Bien sûr, d’autres éléments peuvent inspirer la création, comme le nom du propriétaire et ses origines, la ville de création, le nom de son animal de compagnie, etc. Mais on a vite fait le tour. C’est pour ça que c’est essentiel d’avoir une démarche structurée. Toutes les pistes doivent être étudiées.
  1. Puis c’est l’étape de la validation. Je dois m’assurer que les noms imaginés sont libres de droits et que rien d’autre n’existe sur le web dans le même domaine. Je fais toujours les vérifications suivantes :

7. Ensuite, je sélectionne les noms en fonction des objectifs et contraintes.  La plupart des clients désirent un nom bilingue. Mais il peut y avoir d’autres éléments à tenir en compte. Par exemple, un client dans le domaine des rampes peut désirer que le mot rampe se retrouve dans son nom d’entreprise.

8. Je m’assure aussi que les propositions respectent les critères d’un bon nom de marque. Le nominal doit être original et se démarquer des concurrents. Il doit aussi être court, idéalement deux syllabes, pas plus de quatre pour faciliter la mémorisation. Dans le même ordre d’idées, le nom de marque doit être facile à écrire et à prononcer. Et finalement, il doit y avoir un certain lien entre le nominal et le service de l’entreprise.

9. Et la dernière étape, la présentation des noms retenus. J’explique à mon client le processus de création et les critères de sélection qui me permettent d’arriver avec des propositions de noms solides qui répondent aux objectifs.

Voici les étapes que je suis religieusement à chaque mandat de recherche de nom de marque. Le processus prend en moyenne entre deux semaines et un mois. N’oubliez pas que la création d’un nom engendre plusieurs frais : inscription au Registraire des entreprises, incorporation avec un avocat en droits de marques, création d’un logo, d’un site web et investissement dans les efforts marketing afin de faire connaitre l’entreprise. Il est primordial de réaliser cette étape sérieusement. Personnellement, la création de noms de marque est ce que je préfère. Baptiser une compagnie ou un produit, c’est du pur plaisir!

 

Qu’est-ce qu’un slogan de marque?

Le slogan de positionnement ou slogan de marque est un énoncé de quelques mots qui évoque simplement et (idéalement) de manière créative de quelle façon votre entreprise se distingue de ses concurrents. C’est souvent un résumé de ce que vous faites, mais surtout de comment vous le faites. Il s’agit d’une attitude qui doit être partagée par tous les employés de votre entreprise.

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Le cas Apple : un des meilleurs slogans de tous les temps

Plusieurs compagnies fabriquent des téléphones, des ordinateurs et des tablettes, mais une seule le fait en pensant différemment. Le « Think different » est un bon exemple de positionnement qui tient la route en mettant de l’avant l’innovation des produits. Il souligne aussi l’avant-gardisme des clients qui font partie de la tribu Apple.

Les 3 qualités d’un bon slogan de marque

  1. Original. C’est impératif d’être différent de ses concurrents. Si tout le monde mise sur le plus bas prix, allez ailleurs. Vous ne pourrez pas vous distinguer en mettant de l’avant cet attribut. Il est aussi important que votre slogan ne ressemble pas à un slogan existant. La créativité est essentielle pour se démarquer.
  2. Sensé. La promesse mise de l’avant dans votre slogan doit avoir du sens pour vos clients. Ce doit être perçu comme un réel avantage. Demandez-vous : « Qu’est-ce que mon entreprise peut faire spécifiquement pour mes clients? » Si vous vous positionnez sur le prix, mais que vos clients cherchent avant tout une expérience exceptionnelle de service à la clientèle, la promesse du meilleur prix ne fera aucun sens pour eux.
  3. Honnête. Est-ce que les babines suivent les bottines? Vous devez assumer les mots que vous placez à côté de votre nom d’entreprise. Si vous scandez haut et fort que votre service à la clientèle est exemplaire, mais que votre centre d’appel est situé en Inde et que vos employés cherchent plus à augmenter leurs commissions qu’à aider vraiment vos clients… vous perdrez des clients. La vie n’est pas si BELLe que ça! Expérience vécue. Des mots pompeux, vides de sens et aucunement endossés par les employés risquent de vous faire plus de mal que de bien.

D’autres considérations pour créer un bon slogan de positionnement

Aux premiers abords, une rime peut sembler une bonne idée pour votre slogan. Mais est-ce que ça sert vraiment votre marque? Il y a d’autres façons de rendre le rythme d’un slogan unique.

Une promesse trop grande (les meilleures frites au monde) est aussi un autre piège à éviter. Les superlatifs donnent rarement des slogans mémorables. Et c’est plutôt dur à prouver.

Est-ce que votre slogan colle réellement à vos valeurs? Parce qu’il n’y a rien de pire qu’un slogan fade ou non assumé.

Une touche d’émotion ne peut pas nuire non plus. Entre « les spécialistes du matelas » et « passez une meilleure journée », lequel vous fait le plus vibrer? Envisagez des arguments plus émotionnels que rationnels.

Finalement, pour savoir si votre slogan vous convient, essayez de l’apposer à une autre marque. Si ça ne fonctionne pas, c’est que votre positionnement est unique et que personne d’autre ne peut le porter aussi bien. Et une dernière chose, on ne change pas de slogan comme on change de bobette!

La graphiste qui a réalisé le swoosh de Nike a été payée 35 $ (elle a reçu des parts de l’entreprise plus tard). Croyez-vous que c’est un bon montant ? Et combien a reçu le concepteur-rédacteur qui a trouvé « Just do it ! », une signature qui perdure depuis plus de 25 ans. Trois mots qui ont rapporté des milliards de dollars.

Autre exemple, le fameux « Think different » d’Apple. Une philosophie résumée en deux mots. Une expression à la hauteur des produits. Un slogan qui a aussi  très bien vieilli. Et là, je ne parle pas de la publicité mythique de lancement. Mais quel prix cette idée a-t-elle été vendue ? Probablement pas assez cher !

Quelle est la valeur d’une marque ?

Prix d'une idée

Lorsqu’ un client me dit que payer plus de 1000 $ pour un nom ou un slogan de marque c’est trop cher, je me demande s’il comprend bien la valeur de son nom. C’est bien simple, je pense qu’il sous-estime le pouvoir évocateur de son image de marque.

Lorsque tu lances une entreprise, tu ne changes pas de nom aux deux ans. C’est l’ADN. La base solide qui te différencie et donne de la crédibilité à tes services. Le nom de marque a une valeur marketing très élevée. Le slogan de positionnement aussi.

Je crois que l’établissement du prix d’une idée doit tenir compte de sa durée de vie et de son impact à long terme sur les ventes. Une publicité radio ou imprimée à une durée de vie limitée. Même si elle génère des ventes, ce sera le temps d’une saison, d’une offre ou d’une promotion. Quant au nom, il assoit la réputation pour la vie. C’est un investissement qu’il ne faut pas prendre à la légère. Baptiser une marque, c’est du sérieux.

Faut-il payer à la performance ?

Est-ce que les créatifs devraient être payés aux résultats, comme des représentants ? Ça me semble quasi impossible car il y a trop d’impondérables. Prenons l’exemple d’un restaurant. J’ai beau écrire le meilleur message radio au monde pour annoncer l’ouverture, sur la bonne station, en heure de pointe, si l’expérience client est mauvaise, c’est foutu. Mon objectif est d’attirer l’attention des consommateurs sur ce nouveau restaurant et de les inciter à l’essayer. Mais s’ils sont accueillis par un air bête, qu’ils attendent 20 minutes pour leur bière, que la bouffe est dégueulasse et que le prix est trop élevé, c’est foutu pourri d’avance. Le bouffe à oreille fera son oeuvre. Et ce n’est pas une bonne pub qui y changera quoi que ce soit.

C’est parfois difficile de faire comprendre la plus-value de la conception-rédaction publicitaire. Au-delà des images, les mots aussi font vendre. Surtout lorsqu’une entreprise décide de s’adresser à l’intelligence du consommateur. Et un consommateur qui aime votre entreprise, ça, ça n’a pas de prix !

 

1 – Un rédacteur web bien briefé tu seras.

Je dis souvent à mes clients que le résultat de la création est toujours égal à la qualité du brief. Ton client doit s’investir. Il doit être capable de cerner son client potentiel, de te fournir des outils de communication déjà rédigés et une liste de compétiteurs. Le brief est un moment-clé. Est-ce que toutes les pages sont dans l’arborescence proposée ? Est-ce que des maquettes fonctionnelles sont disponibles ? Est-il ouvert à des suggestions sur l’architecture du contenu ? Il faut savoir définir ton rôle. Es-tu seulement un rédacteur web ou un conseiller en communication ? Surtout, tu dois comprendre l’objectif derrière le site et définir la cible avec un maximum de détails.

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Écrire pour le web est un art.

2 – Jamais trop de questions tu ne poseras.

Nous ne sommes plus à l’école, tu ne dérangeras pas toute la classe. Pose des questions. Ton client est là pour t’aider à l’aider. Il a le nez collé sur son entreprise et il a besoin de quelqu’un pour prendre du recul. Mais une rencontre téléphonique ou en personne, ça se prépare. À partir de l’arborescence, rédige-toi environ 3 questions par page de contenu à rédiger. Lors de l’entretien, prends le plus de notes possible en reprenant exactement les mots du client. N’oublie pas d’échanger sur les valeurs de l’entreprise et oblige ton client à synthétiser. Demande-lui comment se déroule le processus de vente. Bref, fais-le parler. C’est le moment ou jamais.

 

3 – Des mots-clés tu n’abuseras point.

Tu recevras une liste de mots-clés ou tu feras la recherche toi-même. Ils sont essentiels, mais ils peuvent aussi devenir rebutants lorsqu’utilisés à outrance. Les gens ne sont pas dupes. Google non plus. Si tu  fais du bourrage de mots-clés, on s’en rend compte.  En plus de faire un effet boomerang au niveau du référencement, ça fait décrocher le lecteur. Utilise des synonymes et des groupes d’expressions connexes.  Sois créatif. Ton contenu doit avant tout être intéressant à lire.

4 – Des listes et questions tu utiliseras.

Les gens ne lisent pas. Ça peut paraître drôle à dire pour un rédacteur web, mais c’est vrai. Il faut que tu les aides un peu. Les listes avec des points de forme sont très efficaces pour mettre l’accent sur certains éléments. Ça demande moins d’effort à lire. Les questions aussi sont pratiques. Elles permettent au lecteur de se dire : « Ha oui, j’ai ce problème. OK, la réponse se trouve ici, je vais lire l’info! » C’est très bon pour identifier la cible. Voici un exemple concret : Vous avez mal au genou ? Voici 5 raisons de prendre rendez-vous !

5 – Des appels à l’action tu feras.

Si l’objectif du site est la conversion (ce qui devrait toujours être le cas), tu dois amener l’internaute à poser une action. Ça peut prendre plusieurs formes : s’inscrire à l’infolettre, prendre un rendez-vous en ligne, appeler l’entreprise, demander une estimation par le formulaire de contact, aimer la page Facebook de l’entreprise. Bref, l’usager du site doit idéalement cliquer ailleurs que seulement sur les autres pages du site. Et tu dois l’inciter à le faire.

6 – Morceler l’information tu dois.

Fais des paragraphes courts de 5 à 10 lignes. Ça donne l’impression que la fin du texte arrive bientôt. Et place l’information importante au début et à la fin des paragraphes. Au lieu de répéter des informations déjà présentes dans le site, fais des liens internes. Sépare tes paragraphes avec des titres et des sous-titres. Ceux-ci agissent comme un slogan pour inciter à lire ton paragraphe. Si tu peux y intégrer un mot-clé, c’est encore mieux. N’oublie pas que ça demande un effort de lire. Utilise un langage simple qui correspond à ta cible. Et n’entre pas trop dans la microexplication. Les employés de l’entreprise sont là pour expliquer les détails et finaliser la vente. Toi, tu dois donner confiance, capter l’intérêt et pousser à  l’action.

7 – Un champ lexical tu créeras.

Ta job, c’est d’écrire en faisant passer un message de façon originale. Si ton client mise sur la précision, trouve des façons différentes de dire que ses services sont précis. Recherche les verbes, les synonymes, les adjectifs et les expressions qui expriment cette caractéristique. Garde ton vocabulaire riche à proximité et saupoudre-le intelligemment dans tes textes.

J’écris depuis que je suis tout petit. J’ai eu une machine à écrire en cadeau lorsque j’avais 12 ans. Pour moi, c’est naturel d’écrire. D’ailleurs, je traine toujours un petit cahier de notes et un crayon sur moi. Parce que je ne sais jamais lorsque surgira l’envie de m’exprimer en noircissant du papier. Je pense sincèrement que l’écriture peut enrichir votre vie. Voici pourquoi.

Parick Goulet, rédacteur publicitaire

Devenez une machine à écrire!

L’écriture est thérapeutique. Lorsque vous mettez vos sentiments et vos angoisses sur papier, ils se dissipent. Ça vous permet d’arrêter d’y penser et de passer à autre chose. Plusieurs auteurs à succès ont écrit des chefs-d’œuvre dans des périodes sombres de leur vie. Moi, j’y ai probablement trouvé l’inspiration de mes meilleurs poèmes.

Écrire développe votre imagination. Plus vous écrivez, plus votre contenu devient original. Au début, vous reprenez des lieux communs, des clichés. Mais à force de pratiquer, vous vous éloignez de la première idée. Vous imaginez quelque chose et vous lui donner vie à travers des phrases. Pour stimuler votre imagination, je vous invite à faire des exercices simples. Par exemple, ouvrez le dictionnaire, choisissez 5 mots au hasard et faites une phrase avec.

La rédaction enrichit votre vocabulaire. La langue française est belle et riche, mais vous n’utilisez probablement qu’une infime partie de son répertoire. Lorsque vous écrivez un texte, cherchez des façons différentes et originales de dire la même chose. Vous allez alors utiliser de nouveaux mots et de nouvelles expressions. Variez la syntaxe, optez pour des verbes d’action, abusez des synonymes. Bref, écrivez avec des images. Personnellement, j’adore les champs lexicaux et les cooccurrences que propose Antidote.

Les mots vous connectent à votre intuition. En écrivant, vous laissez votre petite voix intérieure s’exprimer. Il n’y a pas de censure. C’est souvent un bon moyen de prendre une décision. Mettre sur papier ses idées permet de mieux évaluer leur pertinence. Votre cœur s’exprime à travers vos mots. Sans jugement. Connecté à vos valeurs et à qui vous êtes vraiment.

L’écriture permet de mieux se connaître. Faites l’expérience des pages du matin de Julia Cameron et vous comprendrez. C’est simple, vous écrivez 3 pages, à la main, en vous levant chaque matin. Écrire doit être la première chose que vous faites en sortant du lit. C’est de l’écriture automatique. Vous écrivez tout ce qui vous passe par la tête jusqu’à ce que les trois pages soient bien remplies. Et vous ne relisez pas le contenu avant 12 semaines. Je vous garantis que le résultat vous surprendra.

Rédiger, c’est s’exprimer. Tout le monde a besoin de s’exprimer. C’est un besoin viscéral. Certains le font très bien en parlant, d’autres en prenant des photos, ou encore en dessinant. La rédaction est un art qui permet de toucher, faire réfléchir et rire. Pour moi, c’est aussi un moyen de gagner ma vie.

Bref, écrivez le plus souvent possible, dans tous les styles. Et surtout, pratiquez, pratiquez, pratiquez ! Parce que n’oubliez pas, il y a un livre qui dort au fond de chacun de nous.

Vous connaissez l’expression cordonnier mal chaussé ? Ça s’appliquait à moi. Mon branding commençait à vieillir, mon site web n’était pas adaptatif et le design de ma carte d’affaires datait de plus de 5 ans. J’avais besoin d’un vent de fraîcheur, juste à temps pour l’automne.

Un nouveau logo

Ma nouvelle identité visuelle conserve le concept de malaxeur du brasseur d’idées, tout en y ajoutant mon nom. Les recherches de l’équipe d’AxialPatrick Goulet brasseur d'idées ont démontré que les clients potentiels cherchaient d’abord mon nom. Il était donc logique de l’intégrer à mon logo. Le malaxeur est plus moderne et plus simple à décoder. Quant au cerveau, il rappelle aussi les nuages. Ce qui définit bien mes services de rédacteur à distance. La couleur jaune me colle également à la peau. Elle représente la joie, le dynamisme, la créativité et la curiosité.

Un positionnement clair

J’aime travailler avec les marques. La recherche de nom et de slogan me stimule. J’ai donc décidé de le mettre de l’avant sur la page d’accueil de mon site. Vous pouvez y lire « Des mots et des idées de marque ». Ce slogan représente parfaitement ce que je fais. Tous mes services d’idéation et de rédaction sont dédiés à faire rayonner les marques. Avec les bonnes idées et les bons mots.

Enfin un site adaptatif

Vous pouvez maintenant consulter mon site web sur n’importe quelle plateforme : ordinateur, tablette, téléphone intelligent.  Et toujours bénéficier d’une expérience optimale. Mon site s’adapte automatiquement à l’écran sur lequel vous le regarder. L’équipe d’Axial développement a également repensé le design de mon infolettre afin de favoriser la consultation sur les téléphones intelligents.

Illustration : Francis Masse, propriétaire du Collabox

Martin Scorsese. À 72 ans, il  est au sommet de son art. Il s’est réinventé en 2011  avec Hugo, un film entièrement numérique. Scorsese sait choisir les bonnes histoires, les présenter et les produire. Mais il a aussi un don unique pour diriger les acteurs. Le loup de Wall Street, sa troisième collaboration avec Leonardo DiCaprio, regroupe encore une fois tous les ingrédients d’un grand film.

Daft Punk. Près de 10 ans après leur dernier album, ils surprennent encore. Leur dernier opus nous transporte dans un univers unique avec des sonorités très inspirantes. Ce sont aussi des génies de la mise en marché. Plusieurs mois avant la sortie de Random Access Memories, tous les fans savaient qu’un album arrivait. Les deux comparses réussissent à garder une aura de mystère en ne dévoilant jamais leur visage. Ils ont vraiment le marketing dans le sang.

Moment Factory. Mention spéciale au nom de l’entreprise. Leur talent est vraiment exceptionnel et leur créativité se déploie de l’habillage de bâtiment à la mise en scène de spectacle. Le concept du show de Madonna  lors du Super Bowl représente bien l’innovation dont ils font preuve. Des gars de Montréal qui font briller les idées québécoises à l’international.

Robert Lepage. Lorsque j’étais au cégep, j’ai vu sa version de La Tempête de William Shakespeare. La scène était composée uniquement d’un triangle. Les comédiens arrivaient sur scène par le plancher ou le plafond et le décor était fait seulement d’éclairages. C’était du jamais vu. Maintenant, son talent est enfin reconnu par les gens de Québec grâce au succès du Moulin à images.

Frédéric Beigbeder. Pour son écriture romanesque et publicitaire en même temps. Lorsque je lis ses romans, j’ai l’impression de recevoir des coups de poing au visage à chaque phrase. L’écriture de Beigbeder, c’est comme une succession de  bons slogans. Je collectionne littéralement ses livres. Son talent me donne le goût d’écrire un roman. Il a même réalisé un chef-d’œuvre, le film L’amour dure trois ans.

J’aurais pu aussi parler de ma filleule (dont la créativité est débordante), de Dali, George Lucas, Sid Lee, Jimmy Fallon, John Williams, Marc Labrèche, etc. Mais l’important c’est de continuer de s’émerveiller chaque jour devant l’imagination et le talent.

  • Il est toujours disponible. Enfin presque. Ça vous permet de sortir de vos périodes de rushs et de respecter vos délais.
  • Il est polyvalent et expérimenté. Le concepteur-rédacteur pigiste collabore à des projets diversifiés pour différents médias et clients. Il travaille rapidement et efficacement, peu importe votre brief.
  • Il offre un coup de pouce créatif. Si vous travaillez sur un pitch, l’ajout d’un cerveau à votre équipe peut être un bon investissement. Il peut aussi vous aider à prendre du recul pour la création de vos propres outils de communication.
  • Vous l’engagez seulement quand vous en avez besoin. Le tarif horaire peut sembler plus élevé, mais vous n’avez pas à payer les vacances, les avantages sociaux et l’espace de bureau d’un employé. Aussi, vous n’êtes pas obligé de lui trouver du travail dans les périodes d’accalmie car vous le payez à la pièce.

Lors de mes vacances, j’ai fait beaucoup de route. J’ai traversé des villes et des villages. Et j’ai vu plein de belles pancartes qui essayaient de vendre leur coin de pays avec un slogan et une belle image. Mais un slogan de ville, est-ce vraiment nécessaire ? Qui s’est déjà basé sur un slogan de ville pour la visiter ou aller y habiter ? Qui se souvient d’un slogan de ville ? Je doute fort que ça fasse pencher la balance. Sur la route, j’ai vu des perles. Je vous en partage quelques-unes.

Là où l’on s’amuse ! – Amqui

Viens nous ouère ! – Une ville du Nouveau-Brunswick sur la transcanadienne

Là où il fait bon vivre ! – La Matépédia

Une ville à choisir, un avenir à réussir ! – Mirabel

Une ville à la campagne – Laurier-Station

Beloeil je m’y vois ! – Beloeil

Certains doivent se dirent : « Mais il se tire dans le pied, il fait ça dans la vie ! » Vous avez un peu raison, mais je suis capable de critiquer mon métier.  Je n’ai jamais eu l’opportunité de travailler sur un slogan de ville. Mais j’aimerais bien essayer… pour en trouver un vraiment original ! Même si je sais que ça ne changera probablement rien à votre opinion 🙂 Perception, quand tu nous tiens…